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Des anges musiciens d’une incroyable beauté
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Au 14ème siècle, Guy d’Harcourt, évêque de Lisieux, offre des vitraux à la ville de Dives. Ces vitraux représentent des anges musiciens de toute beauté. Ils sont installés dans l’Eglise alors que le pélerinage est à son apogée. Ils y restent jusqu'en 1875, date de la réfection de la grande verrière. On retrouve alors leur trace dans « l’auberge de l’épée royale » du village Guillaume le Conquérant de Dives sur mer. Le propriétaire de l’auberge, collectionneur, y a installé de nombreuses antiquités. Les vitraux restent dans la « salle de la Pucelle », jusqu’à la mise en vente de l’auberge. En 1982 un conservateur des Monuments Historiques, Yves Lescrouart, reconnaît les fameux vitraux sur un catalogue de vente aux enchères. La Mairie de Dives sur mer les rachète avec l’aide de l’Etat et les confie aux Monuments Historiques. Ils sont maintenant restaurés et ont été exposés en 2008 au Château de Caen. En 2010, la ville de Dives sur mer souhaite les exposer dans le local du Syndicat d'Initiative.
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Ces vitraux représentent un intérêt majeur pour l'histoire de la musique
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Les vitraux représentent 8 anges musiciens, chacun jouant d’un instrument différent : chalumeau double, cornemuse, viole à archet, flûte de pan, guiterne à 3 cordes, orgue positif, claquebois, hautbois. Ils figurent dans 8 médaillons sur fond rouge ou bleu et sont disposés dans 2 châssis de 4 médaillons superposés. Les panneaux circulaires étaient initialement au nombre de 10. Les bordures sont composées de verres de couleur, de petites têtes d’apôtres ou de caricatures de laïcs, de motifs architecturaux, de séraphins,... Le jaune d’argent, technique de peinture sur verre qui apparaît au début du 14ème siècle à Paris mais déjà largement répandue en Normandie est utilisé sur des faces internes et externes des vitraux. Les vitraux des anges musiciens sont inscrits aux Monuments Historiques depuis 1888.
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